Croix de bois, croix de fer... - Venturini &Co

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Croix de bois, croix de fer...

Les polars
Cette troisième aventure policière avec Venturini est sortie en 2012, chez Geste Editions. A ce jour, l'ouvrage est introuvable, les 3000 exemplaires du départ, ayant trouvé preneur. J'ai décidé de ne pas le rééditer.

Voici ce que dit la quatrième de couverture :
"Antonin, laissa défiler une fois de plus dans son esprit les séquences de sa longue vie avec une certaine complaisance. Elle avait été brillante de promesses tenues, de réussites éclatantes, d’admiration craintive de la part de son entourage. Et si ce coup du destin devait réduire à néant tous les fruits des efforts déployés, des intrigues nouées, des magouilles assumées ? Ce serait trop bête !»

Quel rôle Antonin Barillet, un vieil agriculteur roublard, qui s’est enrichi de façon trouble, a-t-il joué dans un suicide près de Poitiers et un assassinat à Tours ? Le commandant Venturini, flic philosophe, qu’on a découvert dans On ne meurt jamais par hasard et La chute d’un flic poitevin, tente de percer ce mystère. Se laissera-t-il enfumer par les évidences ?  Non bien sûr mais est-ce suffisant pour découvrir la vérité au sortir d'un long chemin parsemé de croix  ?

En voici un extrait :

Dossier à classer ?
Le commandant Venturini, fidèle à ses habitudes, assis en équilibre précaire sur le bord de son fauteuil en cuir noir, décida de parcourir une nouvelle fois, la dernière peut-être, le dossier de Julien Lamy qui avait été inhumé trois jours auparavant par un triste mardi pluvieux, avant d’expédier éventuellement ces classeurs dans les sombres sous-sols du commissariat rejoindre de multiples affaires classées sans suite ou non élucidées. Que de drames oubliés se cachaient sous les toiles d’araignée des étagères, que de destins brisés dont plus personne ne se souciait et qui sait ceux de paisibles innocents dont les assassins couraient toujours, suffisamment malins pour avoir échappé à la justice.
Si le commissaire Despond, son chef aux réactions par trop prévisibles, le voyait ainsi « perdre son temps », nul doute qu’il exploserait. Son mode de fonctionnement n’intégrait pas un temps de réflexion.
- Mais vous ne pensez pas que vous avez mieux à faire ? Un suicide, c’est un suicide !
Le commissaire dont on annonçait le départ imminent depuis de longs mois pour une capitale dont il se morfondait, commençait à perdre patience et reportait son irritation sur les subordonnés qui lui tombaient sous la main. Fidèle à ses idées, le commandant peu enclin à se plier aux oukases de son chef, s’attachait à accorder toute son attention aux multiples dossiers qui lui étaient soumis, même les plus anodins. Pour lui il ne s’agissait jamais de cas mais de drames humains. La vérité présentait un visage souvent étonnant, fluctuant, la débusquer ne se faisait pas en claquant des doigts. Il fallait s’en méfier quand elle s’offrait à vous comme une fille facile aux appâts tentateurs pour vous entraîner dans des sentiers incertains.
Le dossier qu’il examinait était de cette veine, le suicide était d’une telle évidence qu’il lui fallait impérativement rester en éveil. Sans qu’il puisse se l’expliquer, un doute insidieux, sans doute injustifié, s’insinuait dans son esprit alors que le procureur de la République, sur la même ligne que son compère Despond, n’attendait qu’un signe de sa part pour clore l’enquête
Lui le philosophe, il devait souvent se transformer en sociologue ; un simple geste tragique d’un inconnu et il était amené à pénétrer dans une histoire intime à la recherche d’une clé. L’histoire de la famille de Julien Lamy était riche à souhait, véritable saga terrienne que l’on aurait crue disparue depuis longtemps.
Il venait de parcourir le rapport de la légiste et celui de la police scientifique. Ils étaient l’un et l’autre habilement rédigés, laissant entendre que si le suicide était avéré certains éléments restaient cependant troublants, n’excluant pas formellement la piste criminelle. Cette incertitude relative qui aurait dû l’irriter lui convenait parfaitement. Son expérience déjà longue lui avait enseigné la méfiance. Il avait encore en tête le cas d’un faux assassinat, dans le sud de la Vienne qui avait causé beaucoup de soucis à son équipe. Un homme déprimé avait monté un scénario astucieux laissant croire à un homicide pour que son épouse puisse encaisser une assurance-vie conséquente. Les pieds et poings liés d’une façon sommaire, une corde passée autour du cou et accrochée au pare-choc d’une voiture à l’autre extrémité, il avait lancé son véhicule sur une centaine de mètres en bloquant la pédale d’accélérateur avec un morceau de bois. Elle avait fini sa course dans un roncier. Si le commandant s’était laissé aller à la facilité les voisins de la victime, connus des services de police depuis longtemps, auraient fait des coupables tout à fait crédibles d’autant qu’ils ne disposaient d’aucun alibi. La veuve avait dû dire adieu à la prime. Pourquoi ne serait-on pas, a contrario, face à un assassinat déguisé en suicide ?
Les commentaires :
Mail de PE, rencontré lors du salon du Château d'Oléron, en avril 2013 :
Bonjour,
Je fréquente beaucoup la police, où j'ai fait pas mal de connaissances intéressantes : le commissaire Wallander de chez Mankell, l'inspecteur Harry Bosch de chez Connelly, le commissaire Erlendur de chez Indridason et bien sûr Adamsberg de Vargas.
Je ne regrette pas du tout mon déplacement au château d'Oléron, où j'ai rencontré le commandant Venturini qui venait de conclure une affaire difficile, où se trouvaient mélangées des croix de bois et des croix de fer.
C'est peut-être un paradoxe, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à faire ce chemin de croix en sa compagnie. J'ai cru comprendre d'ailleurs, qu'il n'en était pas à sa première enquête.
Je vais faire en sorte de le connaître encore mieux, en me procurant séance tenante, par le biais d'Amazone, d'autres enquêtes menées par ce policier original dans ce milieu, et humainement très attachant.
Très cordialement, un lecteur fidélisé.

De HP qui m'a donné de sages conseils après avoir lu le manuscrit. Quelques extraits de nos échanges :
.....
J’en suis à la partie mise en examen de Martine et le roman trouve son souffle là, c’est à partir de ce moment qu’on risque la nuit blanche ! Le côté injustice fonctionne à plein, ça marche !
...Merci  encore, parce qu’au-delà de ces observations de forme, je retiens que votre écriture peut vous donner un destin outre Poitou Charentes...
...J’ai fini cette nuit votre polar, la fin est captivante.
Le personnage de Venturini fonctionne vraiment bien sur les derniers chapitres, il m’a fait penser à Wallender de Mankell. Personnellement, je pense que vous avez trouvé au final votre « héros ». Ca m’a fait penser à Mankell parce que Venturini devient un personnage d’accroche et d’identification qu’il n’est pas forcément au début où il représente un fil ou support narratif. Au départ il est acteur récurrent, à la fin il est référent.

Par rapport à l’exhumation du cadavre en fin de roman, je pense, comme vous citez souvent la place d’armes et ses travaux, que vous pourriez au gré des promenades de Venturini évoquer, avec quelques pensées choisies de votre héros, les « macabres » découvertes (nécropoles) qui pourraient au final faire écho à la macabre découverte du Mezeau. Les sous sols de notre cité font remonter au présent notre passé… En plus vous évoquez ONFRAY et son approche de la psychologie freudienne, le retour du refoulé, le meurtre du père (ou du grand père), les procédés mnésiques sont autant de thématiques freudiennes…

Bravo encore, vous êtes condamnés à continuer de produire ! C’est ma sentence.
De JPB :
De retour de l’île d’Oléron, après deux mois d’absence, quelques lignes pour vous remercier des bons moments de lecture.
En effet, du grand, très grand VENTURINI, égal à lui-même et une fin toujours inattendue, et surtout vous n’entrez pas dans les arcanes de la justice et de la Police. J’apprécie votre style d’écriture, car comme les écrivains américains, si vous devez, pour l’intrigue écrire un chapitre de deux ou trois pages, vous le faites. Je déteste les romans où l’auteur va noircir le papier avec des explications longues, au lieu d’aller à l’essentiel.
D'E M :
J’ai profité de mes vacances pour prendre le temps de dévorer le dernier  Venturini, encore un polar bien ficelé qui nous tiens en suspend jusqu’au bout sans que l’on puisse deviner qui est le coupable .
Merci pour ce moment d’évasion .
Jean-Luc LOIRET en dédicace dans votre magasin CULTURA de Chasseneuil du Poitou : fan du POLAR venez nombreux !
Le samedi 14 avril 2012
Le samedi 14 avril 2012 de 14h à 18h votre magasin Cultura vous invite à venir à la rencontre de Jean-Luc LOIRET auteur de «Croix de bois, croix de fer, si tu mens... » , son tout dernier POLAR !
Jean-Luc Loiret nous entraîne dans son nouveau polar au cœur des rues tourangelles et de Poitiers. Quel rôle Antonin Barillet, un vieil agriculteur roublard, qui s’est enrichi de façon trouble, a-t-il joué dans un suicide près de Poitiers et un assassinat à Tours ? Le commandant Venturini, héros de On ne meurt jamais par hasard et La chute d’un flic poitevin, tente de percer ce nouveau mystère. Le lecteur est plongé dans une enquête aux détours parfois tragiques et suit les policiers sur le chemin de la vérité, un chemin parsemé d’indices crucifères.
Ne boudez pas votre plaisir de découvrir ce troisième polar de Jean-Luc Loiret !
Créé avec WebSite X5
Conception
  JL Loiret

    Editions
Venturini & Co

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